2019

L’un vers l’autre

Un film de Stéphane Mercurio
56 min
Production : ISKRA et La Générale de Production avec la participation de France 3
Langue : Espagnol, Catalan
Son : 5.1
Format : Vimeo, Fichier numérique, DCP
Versions disponibles : VFR, VENG, VESP, VCAT

Diffusion sur France 3 le 29 mars 2019 à 00:30

« Je suis un homme et je n’ai pas de pénis. Pas besoin de pénis pour être un homme. »

Filmer le metteur en scène Didier Ruiz au travail avec sept personnes trans, c’est mettre les pieds dans une aventure collective dont nul ne ressort indemne. On assiste ainsi, au fur et à mesure des répétitions, à une éclosion. Filmer le surgissement de cette parole est un cadeau. Un voyage plein de surprises où les questions sur le féminin, le masculin, la norme, la liberté, les archétypes, la transgression, la sexualité nous assaillent et font basculer toutes nos certitudes.

Pourquoi ce film ?

J’ai rencontré Didier Ruiz, metteur en scène de théâtre, alors que je travaillais sur les longues peines. J’avais déjà réalisé plusieurs films sur la prison. Son approche a fait écho à la mienne, il travaille une parole documentaire, celle d’adolescents, de personnes âgées, d’anciens prisonniers, de transsexuels... Nous avons bien entendu noué des liens. Et quand Didier Ruiz, quelques temps plus tard, m’a parlé de son nouveau projet, en Espagne, avec des transsexuels, je me suis très vite imaginé des propos, des images, des visages, des corps, la lumière. Une promesse de film dont l’intensité me semblait évidente. Un voyage irrésistible. Cette fois, je plongeai dans un monde inconnu qui m’interroge. Nous interroge. Au fur et à mesure que se dévoile la réalité de Leyre, Sandra, Raul, Clara Ian, Neus et Danny, c’est notre identité, notre « normalité » qui sont questionnées. Qu’est- ce qu’être un homme, une femme, une mère... Je souhaite faire le voyage avec lui, avec eux, vers cette nouvelle pièce intitulée TRANS (més enllà). Stéphane Mercurio

Didier Ruiz, le metteur en scène de la pièce

DIDIER RUIZ crée La compagnie des Hommes en 1998. Il met en scène des spectacles avec acteurs et s’intéresse aussi à la présence des non acteurs, en tant que témoins, porteurs de leur histoire et par là-même d’histoires collectives. Il travaille une parole documentaire, celle d’adolescents, de personnes âgées ou d’anciens prisonniers, ici de trans avec TRANS (més enllà). La mémoire, la trace, mais aussi le portrait et la collection, autant de repères qui bordent un chemin connu que Didier Ruiz explore sans relâche.

Les photos